Telle est ma croix!

Je m’ennuyais un tantinet hier en fin de soirée et pour tuer le temps, je me suis amusé à dégager une typologie des pourfendeurs de mes réquisitoires contre le régime dit « de la rupture » depuis quelques mois. Cet exercice, sur un air de ludisme, m’a été quelque part soufflé par mon dernier réquisitoire anti-rupture en date, relatif à la désignation du ministre de la Justice par le bureau du Parlement béninois aux fins d’appartenir à la prochaine mandature de la Cour Constitutionnelle (La ruse et la rage en action!). L’exercice m’a donc permis de classifier mes « démolisseurs » en quatre groupes :
 
– Des quidams qui ont un avis sur tout sans jamais savoir ce dont ils parlent. Ils ne savent pas d’où je suis parti, d’où nous sommes partis. Ils ont, pour la plupart, découvert internet et Facebook, il y a deux jours. Leur style est brouillon et leur culture générale, limitée. Leur premier réflexe, c’est de vous faire la leçon, prenant appui sur leurs ignorances qu’ils croient certitudes.
 
– Des gens qui comptent leurs parrains parmi les saigneurs de la République (j’ai emprunté l’expression à Constantin Amoussou, le truculent président du gouvernement des jeunes du Bénin) et qui ont tout intérêt à se répandre en contre-attaques systématiques sur les réseaux sociaux. L’essentiel n’est pas qu’ils produisent du sens mais qu’ils montrent à leurs maîtres, combien ils sont actifs et dociles. Ce sont des klébés de seconde zone.
 
– Des Béninois qui maudissaient Talon il y a 2 ans, me maudissaient pour mon adhésion à ses idéaux d’alors et qui sont passés « rupturiens » entre-temps. J’en vois qui ont réussi à se faire caser dans des bureaux, quitte à s’asseoir sur des tabourets. Les rares mieux lotis d’entre eux sont les premiers qui leur rient au nez.
 
– Et puis il y a les autres dont quelques-uns sont de bonne foi. Je prends du plaisir à mener le débat avec eux. Ils ont, en plus, de la suite dans les idées.
 
J’avais souvent rencontré les mêmes types d’individus aux temps forts de mes prises de position contre le pouvoir de Yayi Boni et durant les douze derniers mois qui ont précédé l’élection présidentielle de mars 2016. Je m’étais convaincu qu’au lendemain de ce scrutin, nous commencerions à remonter la pente et que je pourrais enfin m’endormir sur mes lauriers.
 
J’ai lu, adopté et porté, à ma manière, le projet de société du candidat Patrice Talon. J’ai cru en ses professions de foi et pris fait et cause, à visage découvert, pour sa candidature. Ce qui se passe depuis un peu plus d’un an dans le pays est aux antipodes de ce à quoi il s’était engagé : nous exorciser de 10 ans de gabegie, promouvoir la transparence et l’Etat de droit, rompre avec les actes frivoles, les manies toxiques pour la quiétude sociale, les entreprises douteuses et les pratiques nuisibles à la nation.
 
J’ai assidûment parcouru le projet de révision de la Constitution. J’en ai exposé ma compréhension sur cette plateforme et exprimé ce que j’y ai relevé de forces et d’insuffisances. J’ai milité pour que la réforme constitutionnelle soit, tout au moins, débattue au Parlement et j’ai déploré que le débat n’ait même pas été ouvert. J’en ai tenu les politiciens et les intellectuels pour responsables. Je dois, cependant, admettre que la précipitation ajoutée à l’obsession avec lesquelles le gouvernement a voulu faire aboutir ce chantier aient pu ébranler la sérénité de nombreux compatriotes.
Mais, somme toute, la Constitution n’est pas une donnée personnelle tout comme sa réforme n’est pas une fin en soi. Par conséquent, l’échec du projet de révision de la Constitution ne peut passer pour un affront personnel et tout justifier. S’il faut en prétexter pour se renier totalement, s’autoriser toutes les dérives, piétiner allègrement la loi fondamentale, boycotter la Cour Constitutionnelle et ses décisions et marcher sur des décisions de Justice, c’est que, de toute façon, l’on n’a jamais eu chevillés à l’esprit, les idéaux défendus et vendus aux Béninois durant le processus électoral. Un peu d’élégance!
 
Je ne pensais pas l’écrire à nouveau voire tout juste deux ans après que nous eûmes fait expirer le yayisme : le Bénin mérite mieux. Beaucoup mieux.
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La ruse et la rage en action!

Le bureau du Parlement a, EN TOUTE INNOCENCE, jeté son dévolu sur un ministre en fonction (le ministre de la justice COMME PAR HASARD) pour compter au rang de « ses » 4 membres de la prochaine mandature de la Cour Constitutionnelle là où la logique – si non, le bon sens – voudrait que ce soit le Chef de l’État, dont le ministre est aussi un intime collaborateur, qui le désigne pour siéger au sein de l’Institution, puisque le Chef de l’État a, de toute façon, à désigner 3 des 7 « sages » de la Cour.

Donc ce n’est pas le Joseph Djogbénou, bras droit et bras armé du Chef de l’État qui deviendrait Président de la Cour Constitutionnelle si (SUSPENS SUSPENS!) il est élu à la tête de l’Institution mais plutôt le Joseph Djogbénou casté par le bureau du Parlement.

C’est sûr, ces gens-là prennent le Bénin pour de la merde.

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Ainsi va la morale!

Me voici, à mon corps défendant! Je me serai en vain promis de ne pas intervenir dans la controverse aux relents infects qui agite la toile au Bénin depuis quelques semaines qu’elle est née. De jeunes filles, dont certaines à peine sorties de l’adolescence, se filment en train de se répandre en indécences crues. La vidéo fait ensuite le tour du web. Facebook et WhatsApp s’en sont délectés. Celles – parmi ces starlettes d’un autre genre – qui sont des élèves, ont été radiées des cours ou soumises – pour ce qui concerne les établissements confessionnels – à une retraite spirituelle censée les purifier et les fortifier. Mais à chaque fois, ce sont leurs parents qui sont descendus en flammes par des internautes. La sentence est encore plus rigide lorsqu’ils décident d’infliger à leur fille (s’agissant du cas dit Clara), un châtiment se voulant sans doute à la mesure de l’affront subi. Là également, une vidéo, devenue très vite virale. On y voit la Clara en question, en train de se faire tondre le crâne. Cheveux naturels et mèches rajoutées s’effritent sous la lame. Peu avant, elle était apparue pieds et poings liés et semble avoir essuyé quelques coups de lanière. Dans un énième film diffusé plus tard sur les réseaux sociaux, elle présente ses excuses publiques à tous, jusqu’à l’Etat béninois. Ceux qui ont vécu « au village » reconnaîtront la procédure. C’est en général le verdict qui vous est appliqué, avec le jeune âge comme facteur aggravant, lorsqu’on vous a jugé coupable de déshonneur envers la famille ou envers l’une quelconque de ses poutres. Ligotage, passage sous la chicote et présentation d’excuses publiques à qui vous avez offensé ou choqué constituent les trois phases majeures de la mise en oeuvre de la peine; le prix à payer pour échapper à la menace d’une malédiction des mânes de la famille. Il faut noter que dans les milieux traditionnels – je vous parle d’expérience – l’éducation d’un enfant ne relève pas exclusivement de son entourage proche ou lointain. C’est un processus qui implique également l’enfant lui-même et forme par là, sa jugeote. Ceci fait que le cercle familial, en milieu traditionnel, a beau s’enorgueillir de sa réputation de cadre drastique de bonne éducation, tout risque d’écarts de langage et/ou de conduite n’est pas exclu, même à ce niveau.
Mais où étaient-ils, à quoi s’occupaient-ils quand leur fille s’égarait sur internet? Nous interrogeons-nous, à tort ou à raison, à propos du père et de la mère de Clara. Au fond, nous avons déjà tranché : ils ont failli. A mon sens, une telle conclusion est hâtive. Elle participe de ce que des images nous montrent mais elle ne tient aucun compte de ce que nous ne voyons pas. Il se passe tant de choses dans nos vies que les autres ignorent quand ils nous jugent et tant de paramètres qui nous manquent dans les jugements que nous portons sur les autres. Ayons-en conscience!
Nous sommes au 21è siècle. Je n’exerce pas encore d’autorité parentale pour ainsi dire, je puis observer cependant, fort de mon vécu, qu’il est bien plus compliqué d’éduquer des enfants dans le monde d’aujourd’hui qu’il l’était jadis. Le boom des nouvelles technologies de l’information et de la communication a amplifié sinon empiré l’exposition aux déviances. Par exemple, aucun parent, malgré sa détermination et ses efforts, ne sera jamais suffisamment vigilant face à l’envers des réseaux sociaux. Peut-on ou doit-on élever nos progénitures en autarcie? Parce que c’est à cela que nous nous réduirions : les priver de téléphones, d’ordinateurs, de sorties, de loisirs, de contacts avec l’extérieur quitte à compromettre leur épanouissement. Pouvons-nous même les soumettre et les maintenir sous notre contrôle permanent? Comment procéder, où trouver le juste milieu… C’est à en perdre la tête. Il n’y a pas de recette universelle, de solution qui coule de source. Il n’y a pas d’assurance que les bons conseils souvent prodigués aux enfants à la maison, résistent aux facteurs exogènes, à moins que leur libre arbitre intercède pour eux. Bien sûr, la responsabilité des parents est engagée. Elle l’est toujours dans ce genre de situation mais qui sommes-nous pour les condamner à la lapidation?
Sur l’affaire du « Carla Gate », du « Yanelle Gate » et tutti quanti, je ne me sens en droit de blâmer qui que ce soit. Je prie la vie qu’elle protège les jeunes êtres fragiles, leur apporte maturité et prudence de l’esprit et donne aux géniteurs, l’inspiration et l’énergie nécessaires pour savoir et pouvoir prémunir leurs descendances contre les vicissitudes.
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Ça commence à bien faire !

L’excès en toute chose est nuisible. Même l’excès d’intelligence peut avoir raison de l’intelligence. J’ai fini d’en être convaincu en parcourant les arguments qu’on nous sert depuis peu pour juger irréversible, la suppression – fraîchement orchestrée – du droit de grève pour la police, les agents de santé, le personnel de la justice puis pour les magistrats. Tout ceci s’est opéré en l’espace d’une semaine. Sur les réseaux sociaux et dans divers fora, les activistes du régime de la rupture opposent à ceux qui regardent en direction de la Cour constitutionnelle – avec l’espoir qu’elle nous ramène dans le chemin du droit qui est le droit chemin – la décision rendue par la Haute Institution sept ans plus tôt. Le film qui nous est offert ces jours-ci n’est pas une première, en effet. En 2011 déjà, Boni Yayi, en plein bras de fer avec les douaniers, avait eu une idée digne du génie qui sommeillait en lui : priver les disciples de Saint-Mathieu de la jouissance d’un acquis démocratique majeur, constitutionnellement établi. Sa majorité parlementaire, à ses bottes, s’était chargée de traduire sa volonté dans les textes de loi. Les douaniers sont interdits de tout débrayage depuis cette année-là. Saisie, la Cour Constitutionnelle, présidée à l’époque par sa célébrité Maître Robert Dossou, avait décidé et justifié que cette initiative du yayisme n’était pas anticonstitutionnelle. Nous étions nombreux, parmi lesquels la plupart des gouvernants actuels et leurs assistants, qui nous en étions vertement indignés. L’œuvre était, de toute évidence, l’accomplissement d’un malin vouloir avec la complicité de la conscience des Hommes. Parce que l’article 31 de la Constitution du Bénin est sans ambages à ce propos : «L’Etat reconnaît et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts soit individuellement soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi. » C’est du français facile. Ce qui est écrit là ne peut souffrir de quiproquo, à moins de le lire, la tête à l’envers.

“L’ETAT RECONNAÎT ET GARANTIT LE DROIT DE GREVE”. C’est-à-dire que toute loi élaborée et votée dans ce champ ne doit être destinée qu’à encadrer l’exercice du droit de grève et absolument pas à le supprimer. Une disposition qui encadrerait le droit de grève serait de limiter l’étendue des débrayages dans les secteurs qualifiés de sensibles. On aurait pu dire par exemple que les agents de santé, les travailleurs de la justice et tutti quanti ne peuvent aller en grève qu’une demi-journée et pas plus de deux jours par semaine. On aurait pu inscrire par exemple dans les statuts des infirmiers, médecins et autres qu’ils sont rigoureusement tenus, durant un mouvement de grève, de traiter de tout cas d’urgence qui relève de leur responsabilité, qu’ils courent le risque d’être assignés devant un tribunal ou d’être radiés à vie pour un décès qui surviendrait par leur absence au poste ou par un manquement quelconque avéré. Ce sont des suggestions, qui, elles, ne s’en prennent pas aux fondements de la Nation. Tant et tant d’options feraient l’affaire si l’on y réfléchissait.

“L’ETAT RECONNAÎT ET GARANTIT LE DROIT DE GREVE”…. Il n’existe dans les phrases suivantes de ce passage de la Constitution, aucune conjonction ou transition qui rendrait facultative, la mise en application de l’énoncé phare de l’article 31, comme il ne saurait y avoir de circonstances qui promeuvent la mise en berne de notre loi fondamentale. Arguer de la douleur et de la colère légitime des citoyens pour marcher sur la Constitution participe d’un opportunisme sadique et insidieux. Que les agents de santé ne puissent plus aller en grève ne garantit pas que nos proches ne mourront plus dans nos hôpitaux par défaut de soins adéquats. Que le personnel de la justice ne soit plus fondé à bouder son cahier des charges n’implique pas que le système judicaire s’en porte mieux. Que les forces de l’ordre ne puissent plus broncher ne signifie pas que notre sécurité est faite. Que les enseignants soient interdits de boycotter les cours – dans l’hypothèse où ils seraient la prochaine cible du gouvernement – n’assure pas la qualité de l’enseignement. Et enfin, que la Cour de Dossou ait cautionné le retrait du droit de grève aux douaniers n’oblige guère celle de Holo à en faire de même pour les corporations à la peine aujourd’hui. Ceux et celles qui assoient leur sérénité sur ce précédent en soi anticonstitutionnel, sont mal avisés. Qui ignore le risque qu’il y a à traîner son entre-jambe au dessus d’un piège à gibier ?

La jurisprudence est une source de droit. Pas une source de droit absolu. Le Juge Constitutionnel a tous les arguments de son côté pour déclarer contraire à la Constitution du 11 Décembre 1990, la décision d’ôter à des travailleurs, la possibilité que leur confère la loi fondamentale de cesser le travail en signe de protestation quand ils le jugent nécessaire. La Cour tient en sa faveur, la limpidité de ce que requiert la Constitution et le risque d’explosion sociale que la suppression du droit de grève pour des fonctionnaires de l’Etat fait peser sur le Bénin. Personne de sensé ne l’accusera de se dédire si c’est pour rectifier une aberration dont elle s’était elle-même rendue coupable. Le jargon juridique valide pareille éventualité par un groupe de mots bien connu des experts en la matière : Revirement de Jurisprudence. Dans la pratique du français ordinaire, on parlerait de mea culpa et plus encore, de contrition.

“L’ETAT RECONNAÎT ET GARANTIT LE DROIT DE GREVE”…

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Du parallélisme à l’envers…

Au Burkina Faso, le Président de la République Roch Marc Christian Kaboré a entrepris de joindre l’acte à la parole en honorant une promesse de campagne : la limitation à 2, du nombre de mandats présidentiels, qu’ils aient été exercés consécutivement ou pas. Un avant-projet de réforme constitutionnelle, élaboré dans ce sens, se trouve désormais dans le circuit. La nouvelle constitution, si elle advient, mettra fin à la 4è République instaurée en 1991 par Blaise Compaoré déchu par le peuple fin Octobre 2014 après 4 mandats successifs et une modification de la constitution pour se maintenir au pouvoir.

La limitation du nombre de mandats présidentiels, c’est ce qu’exige également l’opposition togolaise en descendant à nouveau dans les rues hier. Mais le Togo n’est pas le Burkina Faso, n’est-ce pas? Faure Gnassingbé, qui semble se prédestiner à la même longévité au pouvoir que Blaise Compaoré voire à battre son record, peut dire qu’il n’a rien promis, lui et demander pour sa défense qu’on lui rappelle la campagne électorale au cours de laquelle il se serait hasardé à faire une promesse de limitation du nombre de mandats pour le Chef de l’État.
On chercherait en vain.

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Affaire Atao Hinnouho : Suite !

La police est retournée sur les lieux cet après-midi pour opérer la perquisition avortée hier. Si l’on en croit des images et des témoignages qui circulent, elle a découvert et emporté plusieurs cartons contenant des produits pharmaceutiques après avoir dû défoncer, sous constat d’huissier, le portail et les portes de la maison, objet de la fouille. Mohamed Atao Hinnouho et sa famille seraient introuvables en ce moment. Des habitants du quartier où est sis le domicile du député sont redescendus dans les rues et brûlé des pneus, un peu comme hier lorsque les forces de l’ordre avaient débarqué pour la même opération. Certaines personnalités politiques de l’opposition s’étaient également déplacées chez le parlementaire en cause pour lui témoigner leur soutien.

Selon la police, la perquisition a été initiée suite à l’interpellation d’un individu en possession d’une quantité importante de faux médicaments. Celui-ci aurait ensuite accepté de coopérer avec les flics afin d’identifier le fournisseur et l’endroit d’où il organise la distribution des produits incriminés. C’est ainsi qu’un entrepôt a été localisé à Akpakpa, dans la partie Est de Cotonou. Une fois sur place pour la perquisition, Mohamed Atao Hinnouho se prévalant de son statut de parlementaire, se serait opposé à l’action des policiers, déclenchant un soulèvement populaire.

Cette version des faits a été aussitôt contestée toujours dans la soirée d’hier par les avocats du député. Pour eux, il s’agissait d’une intervention policière musclée, orchestrée contre leur client au détriment des lois et notamment de la loi fondamentale, c’est-à-dire la Constitution du Bénin. Le positionnement politique actuel de M. Atao Hinnouho défavorable au régime Talon ne serait pas étranger à ses déboires, soupçonne le collectif d’avocats.

Il faut mentionner, pour être complet sur ce sujet, que les activités de l’intéressé dans le secteur du trafic informel de produits pharmaceutiques sont de notoriété publique, depuis des années.

Mis sous convocation hier, il devait se présenter aujourd’hui dans les locaux du département de la police en charge de l’affaire. Tout porte à croire qu’il n’a pas été au rendez-vous.

Voilà le point que les informations à ma disposition me permettent de vous proposer ici ce soir.

DGK

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Cotonou, c’est chaud!

Des opposants s’offrent depuis quelques temps, un tour de ville à leurs corps défendant, obligés qu’ils se sentent de prendre d’assaut presqu’au quotidien, chaque domicile de cadre, militant, sympathisant, apparenté de l’opposition ou supposé tel, interpellé ou arrêté dans des infractions, malversations et crimes présumés. Un marathon qui ne dit pas son nom. Ça fait suer jusque dans l’entre-jambe.

Le dernier cas en date, le député Mohamed Atao Hinnouho pris en flagrant délit cet après-midi pour trafic de faux médicaments, dit-on. L’information, depuis qu’elle est révélée, donne lieu à un ballet de visiteurs sur les terres de Hinnouho, des pourfendeurs du pouvoir en place pour l’essentiel. Candide Azannai est déjà passé chez lui avec tout son soutien, il est souvent le premier sur ce genre de scène. Nicephore Soglo lui aurait déjà emboîté le pas. L’ancien chef d’État doit être en train de regretter que cette affaire ne soit pas intervenue avant sa sortie médiatique aux allures de réquisitoire contre le régime Talon, il y a 2 jours. 

Dans les heures ou jours qui viennent, le procureur confirmera qu’Atao a été interpellé dans les règles des lois en vigueur. Les avocats du mis en cause et ses soutiens crieront à l’arbitraire et à l’acharnement politique.

Ainsi va le Bénin ces temps-ci. 40° à l’ombre et le soleil n’y est pour rien.

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